3.6: Évaluer la coordination de l’action des ONG

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Étant donné la multiplicité des acteurs impliqués dans l’intervention d’urgence, il est important que la coordination soit explicitement étudiée - l’intervention d’une seule agence ne peut être évaluée de façon isolée à partir de ce que les autres font, en particulier dans la mesure où ce qui peut être approprié du point de vue d’un seul acteur, peut ne pas l’être du point de vue du système dans son ensemble.

(Hallam, A. (1998) Evaluating Humanitarian Assistance Programmes in Complex Emergencies, ODI, London)

 

La coordination est constamment citée comme étant essentielle au travail de la communauté humanitaire. Pourtant les activités de coordination ne sont pas fréquemment évaluées sur le terrain. Lorsque la coordination est débattue, c’est habituellement dans le contexte des évaluations dans tout le système qui résulte en des recommandations extrêmement générales.

 

Le consensus est que l’indicateur clé de succès de la coordination réside dans le degré d’amélioration, de l’efficacité et de l’efficience de l’effort d’aide dans son ensemble. Malheureusement, il est difficile d’identifier le lien de cause à effet pour les activités de coordination, ce qui rend difficile l’évaluation de la coordination uniquement en ces termes.

 

C’est pourquoi il est important d’élaborer des directives claires sur les méthodes d’évaluation de la coordination.

 

 

Dans la plupart des évaluations, la coordination est traitée uniquement comme un sous-ensemble de l’action humanitaire plus large. Une autre approche consiste à évaluer les activités conjointes exécutées par les ONG, en plaçant la coordination dans un contexte plus large.

 

L’évaluation de la coordination doit refléter les objectifs du mécanisme de coordination lui-même, c’est-à-dire : pourquoi a-t-il été initialement mis en place ? L’a-t-il réalisé cette fonction ? Les objectifs étaient-ils en premier lieu adaptés à l’amélioration de l’intervention humanitaire ? Idéalement, l’approche de l’évaluation devrait être décidée en concertation avec les membres du mécanisme de coordination, mais aussi les acteurs externes tels que le gouvernement national, les agences des Nations Unies, et les donateurs.

 

L’annexe 2 inclut certaines des approches d’évaluation possibles. Ces quatre approches varient de l’approche du cadre logique avec un accent sur l’évaluation de l’utilité perçue des extrants et de leur impact sur la pratique, à la modification des critères de l’OCDE CAD pour intégrer l’évaluation de la coordination en tant que moyen de réaliser une intervention humanitaire plus efficace.

 

L’approche de l’évaluation que l’organe de coordination développera dépendra des circonstances précises telles que :

  • le type de coordination à évaluer ;
  • les contraintes opérationnelles ou sécuritaires ;
  • le budget disponible et autres ressources d’appui ;
  • d’autres critères pertinents.
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