3.2: Structures/modèles de gouvernance possibles

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Un grand nombre de modèles existent pour les organes de coordination, chacun légèrement différent en fonction du contexte. Ils peuvent être résumés en trois structures de gouvernance possibles :

·       modèle d’ONG indépendantes ;

·       modèle d’agence principale ;

·       modèle d’alliance.

 

Ces modèles sont « flexibles » et aucun modèle parfait n’existe. Il existe de nombreuses variations créées pour les besoins spécifiques des acteurs impliqués.

 

Les modèles vont de structures très formalisées à des structures très informelles, et dépendent du nombre de membres et des personnalités au sein de chaque ONG. Certains organes de coordination ou consortiums commencent par adopter un modèle et l’adaptent au fil du temps. Les changements sont influencés par la disponibilité des fonds, le changement de contexte, l’environnement opérationnel, l’arrivée et le départ de personnes clés au sein des ONG membres, etc.

 

Modèle d’ONG indépendante

L’organe de coordination de l’action des ONG s’enregistre officiellement comme une fondation/ONG/association indépendante, à la manière d’une autre ONG internationale ou nationale. Grâce à son statut juridique indépendant, elle peut demander directement des financements, signer des accords de subvention et gérer ses systèmes et processus, y compris les contrats de travail du personnel, la location de locaux et la détention de comptes bancaires.

 

Avantages

Inconvénients

 

Processus de gestion plus simples

Viabilité financière

Faculté de fixer son propre agenda

Maintien de l’engagement et de l’intérêt des organisations membres

Possibilité de développer des réseaux et des relations indépendantes

Difficultés d’enregistrement dans un pays

 

Modèle d’agence principale

Ce modèle se caractérise par un consortium où une ONG hôte/principale reçoit tous les financements directement et assume les risques opérationnels, juridiques et financiers. Le consortium siège au sein de cette ONG, gère son propre travail et peut disposer d’un bureau séparé, d’un logo distinct, de grilles de salaire et de conditions différentes. Le travail du consortium est mis en œuvre soit par les agences membres elles-mêmes, soit par le secrétariat. Les groupes de travail sont susceptibles d’être officialisés dans cette structure.

 

Modèle d’alliance

Les membres coopèrent de manière plus informelle pour atteindre une série d’objectifs convenus collectivement. Tout membre peut recevoir des financements et mettre en œuvre directement les activités eux-mêmes. Le consortium peut être soutenu ou non par un secrétariat ou un service de gestion de projets. S’il n’existe pas de secrétariat, la fonction peut être exercée en rotation ou être partagée, et être réduite au minimum. Ce modèle se limite parfois à une plateforme de collaboration sans aucune structure officielle sauf peut-être un cadre ou des principes convenus. Des groupes de travail peuvent être officialisés ou plus spontanés et réactifs. Il existe de nombreux exemples d’ONG, d’organisations communautaires, de gouvernements et d’agences de ONU qui se regroupent dans un but commun, comme la plateforme régionale commune pour contribuer au cadre mondial de réduction des risques de catastrophe (Amérique Latine)

 

Cette section est tirée de :

Hutton, J., Boeser, S. et Grootenhuis, F. (2014) A Review of Cash Transfer Programming and the Cash Learning Partnership (CaLP) 2005-2015 and Beyond , CaLP) 

Bradshaw, P., Hayday, B. et Armstrong, R. (2007) Non-profit Governance Models: Problems and Prospects , The Innovation Journal: The Public Sector Innovation Journal, Volume 12(3), 2007, Article 5).