2.2: Établir les fonctions, les priorités et les activités du mécanisme de coordination de l’action des ONG

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La coordination de l’action des ONG peut remplir un large éventail de fonctions selon les exigences particulières d’un contexte donné. La liste ci-dessous des fonctions possibles indiquent ce que la coordination peut englober. 

 

Dans tous les contextes, il est essentiel de voir qui ou quel autre mécanisme de coordination peut éventuellement être en train d’assurer ces fonctions, ou serait mieux placé pour les prendre en charge. Pour être efficace, la coordination de l’action des ONG doit se concentrer sur des activités prioritaires, lesquelles sont choisies selon les besoins prioritaires et les lacunes dans le contexte d’opération. Ces activités doivent également être clairement liées à la capacité des membres, au personnel, au financement et aux autres ressources.

 

La liste ci-dessous contient les fonctions possibles, et non les activités obligatoires d’un organe de coordination. Elle n’est pas exhaustive et certains organes de coordination de l’action des ONG peuvent y intégrer des fonctions supplémentaires. (La liste a été élaborée sur la base d’un certain nombre de documents traitant des expériences en matière de coordination de l’action des ONG, notamment les études de cas pays publiés par Currion P. & Hedlund, K. (2011) dans Strength in Numbers: An Overview of NGO Coordination in the Field, ICVA.)

 

L’organe de coordination de l’action des ONG peut intégrer les fonctions suivantes :

  • analyse ;
  • plaidoyer et représentation ;
  • évaluation préalable et postérieure, suivi, apprentissage ;
  • gestion de l’information ;
  • capacité opérationnelle ;
  • sûreté et sécurité ;
  • services aux participants ;
  • connaissance de la situation ;
  • prise de décisions stratégiques ;
  • formation.

 

Pour accéder à la liste complète des activités possibles au sein de chaque fonction, veuillez cliquer ici.

Bien que cette liste expose toutes les fonctions potentielles de la coordination de l’action des ONG, certains problèmes spécifiques doivent être soulignés concernant la représentation et la sécurité.

 

Représentation

 

De nombreuses parties prenantes cherchent à ce que les ONG jouent un rôle ou plaident de manière collective sur des forums de coordination plus larges, étant donné le peu de sièges offerts à la communauté des ONG globalement. Si parler d’une seule voix peut être bénéfique et efficace, chacun sait combien il est difficile d’obtenir une réelle représentation commune des centaines d’ONG différentes qui existent. Une position collective peut se transformer en une position de quelques ONG et la diversité des points de vue peut ne pas être mise en avant.

Il est également essentiel d’établir si l’organe de coordination s’exprime en son nom propre ou en celui de ses membres. Les membres peuvent représenter leur propre ONG dans les mêmes réunions auxquelles ils représentent l’organe de coordination, ce qui peut engendrer une certaine confusion, voire un conflit, si l’opinion d’une ONG diffère de celle de l’organe de coordination.

 

Sécurité

 

La collaboration et le travail interdépendants sur la sécurité peuvent être bénéfiques mais comportent des risques. Les donateurs ont soutenu la coordination de l’action des ONG en termes de sécurité dans de nombreux contextes. Les motifs de cette coordination sont notamment :

  • la faible capacité de gestion de la sécurité ;
  • la rentabilité/les économies d’échelle ;
  • les problèmes de gestion de la sécurité pour de nombreuses agences ;
  • les avantages des systèmes et des procédures communes ;
  • la protection mutuelle ;
  • le financement pour soutenir un certain nombre d’agences peut être assuré par un donateur par le biais d’une seule source.

Il existe toutefois des risques, parmi lesquels :

  • la création d’une dépendance aux autres peu fiables, notamment en cas de baisse du financement ;
  • un frein ou l’impossibilité de renforcer les capacités d’une agence ;
  • les accords communs qui peuvent « fuiter » et compromettre la sécurité ; enfin
  • le risque qu’un maillon faible détruise la chaîne entière.

 

Groupes de travail ou sous-groupes

 

Il est également possible de mettre en place une collaboration efficace grâce à la création de groupes de travail pour les organes de coordination de l’action des ONG. Des groupes de travail peuvent se former autour de la communication, des ressources humaines, de la comptabilité, de la sécurité, de la logistique, de la gestion de l’information, des secteurs techniques (alimentation, santé, eau et assainissement, etc.). Les groupes de travail constituent souvent un moyen efficace d’échanger des informations, de créer et de convenir de normes communes et d’améliorer l’efficacité des opérations.

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